Artiom Alexeïev raconte son voyage en Islande, de Reykjavík aux cascades du nord, et partage ses conseils sur les bus, les étapes et les règles du visa Schengen.
Actualité des visas au 1er novembre 2026
Mise à jour de la rédaction, vérifiée le 1er novembre 2026. Le récit d’Artiom Alexeïev date du 4 octobre. L’Islande délivre des visas Schengen de court séjour ; depuis le 13 mai 2026, les demandes se font auprès du ministère islandais des Affaires étrangères, dont le guide officiel décrit la procédure et les lieux de dépôt. Depuis le 6 novembre 2025, les ressortissants russes résidant en Fédération de Russie et y déposant leur demande reçoivent en principe un visa à entrée unique. La décision européenne réserve les entrées multiples à des catégories définies — proches de personnes résidant dans l’Union, gens de mer, chauffeurs de poids lourds ou de bus et équipages ferroviaires. Une dérogation reste possible si le demandeur prouve qu’il doit voyager souvent ou régulièrement et présente des garanties de fiabilité suffisantes (décision de la Commission).
Depuis le 1er novembre 2026, un visa est requis pour les citoyens russes qui entrent au Monténégro, sous réserve des exceptions prévues par la réglementation. L’avis ministériel du 31 octobre autorise, en règle générale, jusqu’à 30 jours avec certains visas ou permis de séjour valides et prévoit une limite anticipée si le document expire avant. Toutefois, la page du ministère consacrée à la Russie donne une liste plus courte, tandis que la page générale sur les visas mentionne aussi la carte APEC ; les textes officiels ne sont donc pas harmonisés sur les documents admis pour les citoyens russes. Ne comptez pas sur une exception sans confirmation du consulat avant le départ (avis du 31 octobre ; page Russie ; règle générale ; règlement applicable).
La Norvège, qui fait partie de Schengen, peut refuser à sa frontière extérieure l’entrée de citoyens russes voyageant pour le tourisme ou un autre motif non essentiel, même avec un visa délivré par un autre pays de la zone. L’UDI cite parmi les exceptions les visites à la famille proche résidant en Norvège et le travail ou les études en Norvège ou ailleurs dans Schengen. Les voyageurs doivent aussi remplir les conditions propres à leur visa ou titre de séjour ; la page de l’UDI distingue les cas des titulaires d’un visa de visiteur et ceux d’un visa d’entrée ou d’un permis de séjour. Les cas détaillés figurent sur le site de l’UDI.
En Finlande, les titulaires russes d’un visa Schengen sont soumis à des restrictions pour les voyages non essentiels et le transit vers un autre pays Schengen ; le ministère énumère des exceptions, notamment pour la famille, le travail, les études et les soins médicaux. En Estonie, l’entrée des citoyens russes titulaires d’un visa Schengen de court séjour est restreinte ; les demandes de visas estoniens ne sont acceptées que dans des catégories déterminées, notamment certains motifs familiaux, humanitaires et professionnels. En Lettonie, les restrictions visent l’entrée des citoyens russes par une frontière extérieure de Schengen ; seuls les titulaires de certains titres de séjour et visas, ainsi que des catégories familiales ou humanitaires définies, sont admis. En Lituanie, l’entrée des citoyens russes n’est pas interdite de façon générale, mais un contrôle individuel supplémentaire peut être effectué à la frontière extérieure de l’UE. La procédure d’entrée et les demandes de visa relèvent de règles distinctes. La Lituanie a suspendu la réception de la plupart des demandes de visa russes ; le ministère les accepte par l’intermédiaire d’institutions officielles et pour certaines catégories, détaillées dans ses règles de dépôt. En Pologne, seuls les citoyens russes relevant des catégories du §3(2) du règlement peuvent entrer, par voie routière, ferroviaire, fluviale, aérienne ou maritime, quel que soit leur pays de départ. Le ministère cite notamment les motifs économiques, sportifs, touristiques et culturels parmi les motifs restreints à la frontière extérieure ; les exceptions relèvent du règlement en vigueur (communiqué du ministère). La Tchéquie n’accepte les demandes russes de visa ou de titre de séjour que dans certaines exceptions ; elle refuse aussi l’entrée aux titulaires russes d’un visa Schengen voyageant pour le tourisme, le sport ou la culture.
Photo : Artiom AlexeïevQu’est-ce que l’espace Schengen ?
Dans l’espace Schengen, les frontières intérieures se franchissent en principe sans contrôle systématique. Des contrôles temporaires peuvent toutefois être rétablis, y compris sur les trajets terrestres.
Schengen compte 29 pays ; consultez la liste officielle. Andorre, le Vatican, Gibraltar, Monaco et Saint-Marin n’en font pas partie. Ces territoires appliquent leurs propres règles : vérifiez que votre visa permet d’y entrer puis de revenir dans Schengen.
L’Albanie, Chypre, l’Irlande, le Monténégro et la Macédoine du Nord ont des règles nationales distinctes. Chypre participe à la coopération Schengen sans être pleinement intégrée à la zone. Pour les citoyens russes, le visa Schengen ne remplace pas automatiquement un visa national.
Comment et où obtenir un visa Schengen ?
Si votre voyage couvre plusieurs pays, demandez le visa au consulat de votre destination principale : celle que désigne le motif du voyage ou, à défaut, celle où vous séjournerez le plus longtemps. Si la durée est identique partout et qu’aucun motif principal ne départage les destinations, adressez-vous au premier pays dont vous franchirez la frontière extérieure. Vous devez déposer votre demande auprès du consulat compétent pour votre lieu de résidence. La demande peut être présentée au plus tôt six mois avant le départ et, en règle générale, au moins quinze jours avant ; le rendez-vous et le traitement peuvent prendre plus longtemps. Pour l’Islande, consultez la liste officielle des consulats et centres de visas. La liste des pièces dépend du poste ; elle comprend généralement passeport, itinéraire, réservations, assurance médicale et justificatifs de ressources. Des empreintes sont prises sauf exemption.
Par exemple, un voyage de trois semaines avec quatre jours en France, dix en Italie et sept en Croatie, consacré partout au tourisme sans étape liée à un motif particulier, relève du consulat italien : les séjours ont le même objet et l’Italie est celle où vous restez le plus longtemps. Le motif et l’itinéraire déclarés doivent correspondre au voyage réel ; les réservations d’hébergement ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer le consulat compétent ni à garantir la délivrance du visa. À l’inverse, trois semaines à Rome avec une réservation très bon marché mais un billet d’avion coûteux peuvent faire douter de la cohérence du budget annoncé ; le consulat peut demander des explications.
Comment rejoindre l’Europe après l’obtention du visa ?
Même muni d’un visa Schengen valide, un voyageur peut se voir refuser l’entrée si les conditions d’admission ne sont pas réunies ou si une restriction nationale s’applique. Si vous arrivez d’un pays extérieur à Schengen, le contrôle a lieu au premier point d’entrée dans la zone. Ainsi, avec un trajet Moscou–Istanbul–Milan puis Milan–Barcelone, le contrôle Schengen se fait à Milan ; sur Moscou–Istanbul–Barcelone sans escale préalable dans Schengen, il se fait à Barcelone. Les autorités peuvent demander des justificatifs sur le voyage et son motif.
Vous pouvez ensuite vous rendre dans d’autres pays Schengen, selon les restrictions nationales applicables aux citoyens russes et les règles de reconnaissance de leur passeport.
Comment voyager dans l’espace Schengen avec un visa à entrée unique ?
Une fois entré dans l’espace Schengen, vous pouvez en principe voyager entre ses pays sans nouveau contrôle systématique. Des contrôles temporaires subsistent sur certains trajets, notamment dans les trains et les autocars internationaux. Gardez les justificatifs qui montrent que le pays ayant délivré le visa reste votre destination principale, conformément au séjour déclaré. Un changement de programme peut arriver, mais un itinéraire qui contredit dès le départ la demande de visa risque de soulever des questions.
Comment quitter l’espace Schengen ?
Vous pouvez sortir par le pays qui vous convient, y compris par voie terrestre via Gdańsk, Riga ou Tallinn. Le choix du poste de sortie ne modifie pas la destination principale déclarée pour le visa. Les autorités peuvent vous demander où vous avez voyagé et pourquoi vous quittez Schengen par ce point de passage.
Entrées, durée du séjour et passeport
Vous pouvez entrer dans Schengen par un pays autre que celui qui a délivré le visa, à condition que le voyage corresponde au motif déclaré. Sur la vignette, le champ « Nombre d’entrées » indique « 01 », « 02 » ou « MULT ». Un visa à entrée unique permet d’entrer une fois dans l’espace Schengen. Paris–Reykjavík reste dans Schengen ; si vous sortez de la zone à Londres, vous ne pouvez pas y revenir avec un visa à une entrée. Pour une escale hors Schengen, vérifiez les conditions d’entrée et de transit du pays concerné.
En correspondance, vérifiez si vous restez dans la zone de transit international et si le pays d’escale exige un visa de transit aéroportuaire.
Le séjour de courte durée est limité à 90 jours au maximum sur toute période de 180 jours. Respectez aussi le nombre de jours autorisé indiqué sur la vignette : il peut être inférieur à 90.
Pour un passeport russe non biométrique de cinq ans, consultez la ligne de chaque pays de votre itinéraire dans la table de la Commission européenne ; le consulat ou la compagnie aérienne peut aussi avoir ses propres consignes. Si un pays de votre trajet ne reconnaît pas ce passeport, un passeport biométrique peut être nécessaire. Le ministère estonien des Affaires étrangères indiquait, au 6 février 2026, que ces passeports n’étaient pas reconnus en Islande, Estonie, Lituanie, Lettonie, Pologne, France, Roumanie, Danemark et Tchéquie (FAQ du ministère estonien). Cette FAQ date de février 2026. Le tableau actuel de la Commission permet de vérifier chaque étape. Le passeport doit généralement avoir moins de dix ans au moment de la demande et rester valide trois mois après la date prévue de sortie de Schengen.
Le passeport et le visa ne garantissent pas l’admission : à la frontière, les autorités peuvent demander un itinéraire et des justificatifs supplémentaires (FAQ officielle). Vous pouvez repartir par un autre pays que celui où vous êtes entré, à condition de respecter les règles d’entrée et le nombre d’entrées autorisé.
Islande : cascades, montagnes et villages de pêcheurs
J’ai trouvé des vols à bas prix depuis Milan, Budapest ou Paris. Le trajet en bus entre l’aéroport et Reykjavík m’a pris environ une heure ; certains billets incluaient une correspondance vers un quartier ou un hôtel. Les horaires varient selon la saison ; consultez ceux de l’opérateur pour vos dates.
À Reykjavík, je ne serais pas resté plus de deux jours. Pour explorer l’île, louer une voiture offre plus de liberté. La Route 1 fait le tour du pays ; elle est asphaltée et comporte surtout deux voies. Pendant mon séjour, les voitures roulaient généralement à 90–100 km/h. Je n’ai parcouru que certains tronçons de cette route ; pour planifier les étapes, les conditions routières et alertes météo sont à consulter. Les parkings près des sites que j’ai visités coûtaient souvent environ 1 000 couronnes (7 €) ; j’ai réglé avec Parka et une carte étrangère.
Photo : Artiom AlexeïevJ’ai aussi pris le bus : le planificateur de Strætó affiche les horaires et les itinéraires ; le réseau figure aussi sur le plan détaillé. À Reykjavík, j’ai pris les bus interurbains à l’arrêt Mjódd.
Photo : Artiom AlexeïevPour éviter les foules, j’ai préféré le nord : j’y ai trouvé des villes plus petites, beaucoup de cascades et plusieurs parkings gratuits. Dans le nord, j’ai trouvé un temps souvent plus sec et plus chaud qu’au sud.
Pour ma première boucle, j’avais prévu plusieurs étapes :
- Cratère de Kerið
- Geyser Strokkur
- Cascade de Gullfoss
- Parc national de Þingvellir
- Rivière chaude à Hveragerði
Au nord, Húsavík et Goðafoss m’ont laissé les meilleurs souvenirs ; Siglufjörður vaut aussi le détour.

Húsavík
J’y ai pris un bateau pour observer les baleines. Nous n’en avons pas vu ; lors de mon voyage, l’organisateur m’a proposé une nouvelle sortie gratuite. Les conditions varient selon la compagnie.

Cascade de Goðafoss
Goðafoss forme un large arc au-dessus de la rivière ; cela m’a rappelé les chutes du Niagara.

Siglufjörður
Siglufjörður est une petite ville tranquille, dans le nord de l’Islande.

Seljalandsfoss
Seljalandsfoss est une haute cascade dans le sud de l’île ; on peut passer derrière la chute quand le sentier est ouvert.

Musée ethnographique de Skagafjörður
À Glaumbær, l’exposition principale présente la vie dans les maisons en tourbe au XIXe siècle.
Pour en savoir plus sur la vie dans les maisons en tourbe au XIXe siècle, consultez la présentation du musée de Glaumbær.
Artiom Alexeïev, auteur de la chaîne Telegram « Comment voyager ».




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